L'affaire Fillon - Nouvelles réflexions

Philippe Brindet - 10.07.2017

La presse annonce ce matin que le président Macron a nommé Jean-Pierre Jouyet ambassadeur de France en Grande-Bretagne.

La presse se fait l'écho d'une amitié commune depuis des années entre Macron et Jouyet et cette nomination d'une personnalité n'appartenant pas au Quai d'Orsay à un poste essentiel aux Affaires Etrangères interroge certains.

En se reportant à la page Wikipedia consacrée à Jean-Pierre Jouyet on peut lire les informations suivantes :

  1. le 20 septembre 2014, Jean-Pierre Jouyet, devenu Secrétaire Général de l'Elysée sous Hollande, reçoit une demande de François Fillon, son ancien Premier Ministre, de "faire pression sur la justice à l'encontre de Sarkozy". Cette information est confirmée-contestée par Jouyet lui-même de sorte que sa véracité est délicate.
  2. Jean-Pierre Jouyet est apparenté aux milieux d'affaires auquel il a appartenu en exerçant des fonctions de direction dans des organisations comme l'Inspection Générale des Finances, IGF la Caisse des Dépôts, l'Autorité des Marchés Financiers AMF, Banque Public d'investissements BPI, cabinet Jeantet Avocats, Barclays France, Institut Aspen France, Institut du Bosphore, Institut Pasteur, Collège des Bernardins ou club Le Siècle, club Témoin, club Démocratie.
  3. proche d'Emmanuel Macron que Jouyet aurait rencontré à l'IGF quand Jouyet dirigeait cette organisation , il le fait entrer au Cabinet du Président Hollande en avril 2012.
  4. en 2000, il est l'un des initiateurs et signataires de l’appel « des Gracques » à une alliance PS-UDF pendant la campagne présidentielle de 2007.

On fera les remarques suivantes:

  1. L'affaire Sarkozy - Fillon montée par Jouyet rappelle par certains aspects l'affaire montée contre Fillon en février 2016 contre l'emploi de son épouse ;
  2. On voit apparaître un rôle de Jouyet dans l'ascension de Macron à la fois dans le milieu politique et dans le milieu financier ;
  3. Jouyet dès 2000 initie un mouvement qui préfigure le mouvement de Macron mêlant la droite et la gauche sur la base des centrismes et des affaires.


Revue THOMAS
10.07.2017