Le réchauffisme est un mouvement mondialiste

Le réchauffisme est un mouvement mondialiste

Philippe Brindet - 17 mai 2011 révision du 09.09.2011

Tout le monde a entendu parler du GIEC, du réchauffement climatique, des catastrophes climatiques promises. On espère que tout le monde a entendu parler de ces mouvements hétérogènes abusivement amalgamés sous le terme de "sceptiques". De quoi s'agit-il ?

La préhistoire du réchauffisme

Les gens de bonne volonté sont persuadés que l'activité industrielle est responsable de l'émission de gaz à effet de serre, dioxyde de carbone notamment. Depuis le scientifique Arrhénius au début du XX° siècle, tout le monde sait que l'accumulation de dioxyde de carbone d'origine humaine, anthropique dit-on, produit une élévation de la température du Globe de 2° à 5°C sur la durée d'un siècle. La thèse d'Arrhénius, qui était plus une intuition qu'une théorie, a été d'abord combattue par les scientifiques de l'époque. Elle avait alors complètement disparue. Elle réapparaît à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Dans les années 70, à côté des météorologues qui retrouvaient la théorie d'Arrhénius, se trouvaient d'autres spécialistes qui, eux au contraire, mesuraient alors un refroidissement qu'ils extrapolaient en un futur catastrophique pour la planète. Un tel refroidissement aurait en effet été la cause d'une famine épouvantable, les quantités récoltées de céréales et autres productions agricoles se réduisant considérablement. Cette époque a vu en réaction à cette prévision hasardeuse une organisation "rationnelle" de l'agriculture mondiale sur la base d'une organisation mondiale, la FAO section de l'ONU. Cette organisation de l'agriculture mondaile était destinée à garantir des niveaux de production agricole susceptibles de faire face à la fois au choc démographique qui était alors programmé et au refroidissement climatique extrapolé. On a alors suscitées des techniques industrielles de cultures essentiellement autour de la chimie des engrais et des insecticides. On sait, ou on ne sait pas, la catastrophe humanitaire que cette agriculture scientifique a produit.

Pendant la montée de cette agriculture épouvantable, un autre problème est apparu. Les élites se sont aperçues lors de l'après-guerre, que les démocraties étaient affaiblies lorsqu'elles étaient "enfermées" dans la gangue étroite du nationalisme. Il faut bien reconnaître que la seconde guerre mondiale avait été la catastrophe ultime causée par le principe du nationalisme. Une réaction était inévitable à son encontre. Cette réaction a été dénommée la mondialisation ou la globalisation. Cette mondialisation s'est d'abord formée sur les Alilés, les Occidentaux vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale. Or, pour parvenir à une telle mondialisation, la constitution d'un super-Etat mondial ne pouvait s'envisager qu'avec la contrainte d'une police et de forces armées. Et les dictatures, même mondialisées comme le marxisme-léninisme, avaient aussi montrées leur insuccès. Il n'était donc pas question de transporter leurs méthodes coercitives pour établir une mondialisation.

La peur comme facteur essentiel de la mondialisation

L'invention de génie des années 70 aura été l'utilisation intensive de la peur dans le but de contraindre les gens à obéir à une politique mondiale. Cette peur a été instillée auprès des dirigents nationaux d'abord et de leurs sujets ensuite. Il fallait instiller des peurs mondiales pour obtenir des mesures étatiques mondiales. Ce mécanisme a très bien été montré par exemple par Jean-Michel Bélouve, dans La servitude climatique.

Depuis le milieu du XX° siècle, les grandes peurs instillées mondialement auront été :

  • la surpopulation annoncée pour l'an 2000 ;
  • le grand refroidissement planétaire qui génèrera la famine;
  • le réchauffement planétaire anthropique qui génèrera des bouleversements sans nombre que l'on peut facilement détailler ;
  • les atteintes de la pollution contre la couche d'ozone ;
  • les catastrophes annoncées d'accidents nucléaires ;
  • les traitements médicaux de masse comme la vaccination ou la stérilisation de dizaines d emillions de personnes ;
et bien d'autres encore, plus ou moins efficaces.

On notera que l'ensemble de ces mouvements de panique mondiale infléchit l'opinion à accepter l'idée que la cause de la peur mondiale ne peut pas être traitée au niveau de la nation. la cause de la peur mondiale ne peut être traitée qu'au niveau mondial. La convergence de ces divers mouvements panicards renforce donc l'idée qu'ils participent au même mouvement mondialiste. Ces mouvements paniqueurs sont radicalement destinés à l'établissement d'une gouvernance mondiale.

Dans le cas de la peur climatique, même Sarkozy a été capable de comprendre que lui tout seul ne pourrait pas lutter contre le "réchauffement climatique". Par un mouvement moral - comme quoi les meilleurs d'entre nous ont toujours un bon fond ... - il admet qu'il doit imposer aux Français une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre. Mais, il est prêt à se soumettre à n'importe quelle réglemention mondiale et particulièrement à percevoir en France une taxe ou une redevance au profit d'une organisation mondiale de lutte contre le "réchauffement climatique".

Le bon sens proteste contre une telle décision. Aussi, ainsi qu'on le verra, cette décision ne peut pas être prise si elle n'est pas imposée par un groupe de pression suffisamment puissant pour contraindre un dirigeant à prendre une décision qui est une forfaiture de gouvernement. Les membres du gouvernement français sont de plus en plus conscients du malaise que soulève les méthodes inqualifiables des "réchauffistes" pour parvenir à imposer leur position. C'est sûrement le sens de la confrontation organisée par le Ministre de l'Enseignement supérieur entre Courtillot et Jouzel, le premier représentant des "sceptiques" , le second les "réchauffistes". Cette confrontation n'a rien donnée. Frappé cependant de la parfaite bonne foi des adversaires du "réchauffisme" quand la mauvase foi des "réchauffistes" est patente, le gouvernement à recommencer le coup du rapport Charney avec l'Académie des Sciences de Paris. Hélas, l'Avis de la docte Assemblée a repris les thèses réchauffistes e, supprimant seulement les affirmations les plus évidemment fausses, de sorte que les protagonistes sont tous contents ...

La stratégie d'instillation de la peur

On remarque que chacune de ces peurs du XX° siècle est instillée selon une stratégie parfaitement déterminée et souvent invariable. Dans une première étape, des experts interviennent d'abord qui reçoivent ou tentent de se faire attribuer une mission exprimée en termes "scientifiques" de façon à éclairer le gouvernement ou le public, c'est selon. En réalité, la lettre de mission est rédigée de manière à "protéger" le politique dans une décision qui ne sera pas révélée. Cette décision devrait cependant entraîner une réaction négative du public. Aussi, les experts sont-ils en réalité chargés d'objectiver la peur que les puissants veulent instiller dans le public. Cette peur servira d'alibi à la décision politique qui prétendra résoudre les causes de la peur instillée.

Les experts ont besoin d'obtenir des financements pour leurs travaux et celà d'autant plus que la peur qu'ils devront instillée sera profonde et durable. Malgré la renommée de la pureté de leur désintéressement de "scientifiques", ce seront les premiers bénéficiaires de la peur qu'ils vont initier. Beaucoup d'autres vont profité des largesses des deniers publics.

Une fois la peur objectivée - elle est composée d'un risque certain et d'une catastrophe alors évidente - il faut l'instiller profondément dans le public. C'est la deuxième étape ou la deuxième mesure à prendre dans l'application de la stratégie de manipulation de l'opinion par la peur. Alors sont mises à contribution les organisations dérivées des menées internationalistes, essentiellement issues du marxisme. Ces organisations permettent à la fois de mobiliser l'opinion militante et de faire pression par des manifestations plus ou moins violentes sur les Etats-nations. En effet, on ne sait jamais de combien les manipulateurs ne sont pas des manipulés. De ce fait, il arrive fréquemment que les "experts" , pour maintenir leurs revenus, soient obligés de susciter des pressions à l'encontre de leurs bailleurs de deniers, que ce soient des entreprises - cas des entreprises pétrolières par exemple - ou des gouvernements - cas de la France et de la Grande-Bretagne.

Enfin, dans une troisième étape ou mesure, on a recours aux médias de manière extensive pour matraquer le public avec des scénarios catastophistes. Tout est utilisé depuis le pop-art en passant par l'école et les journaux. Le cinéma joue un rôle essentiel ainsi que la piblicité. Pour parvenir à une unité de ton qui permet d'éviter de désigner un camp pour et un camp contre, il faut épurer les médias de manière terrible essentiellement par le biais de leurs propriétaires qui épurent les rédactions des éléments déviants. On parvient alors à générer un consensus universel qui entretient les raisons de la peur instillée dans le public.

Le matraquage médiatique est alors intensif. Il ne doit jamais se relâcher. On a vu de formidables tempêtes de neige retarder ou avancer les voyages de chefs d'Etat lors de la ridicule Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique. Celà n'empêchait nullement les enseignants français d'enseigner doctement à leurs petits élèves endoctrinés et dociles qu'il n'y avait plus d'hiver à cause des émanations de CO2 des centrales nucléaires. Les gens ne se sont pas révoltés. Les journaux ont alors redoublé leurs efforts pour imposer les fariboles du réchauffement climatique et désigner à la vindicte populaire les rares scientifiques qui protestent contre les erreurs énormes du réchauffisme.

Comment la stratégie de peur a t'elle été appliquée au réchauffisme global ?

Le Rapport Charney

Aux Etats-Unis, lors de la décennie de 1970, un groupe d'universitaires décide de remettre au goût du jour la thèse d'Arrhénius. Pourquoi une telle décision ? Nous l'ignorons. Toujours est-il que cette hypothèse bénéficiait alors du secours de la technique des ordinateurs qui venait d'être adaptée notamment à la prévision météorologique. Il était alors possible de tester de manière numérique, sans expérience de terrain, des hypothèses comme l'hypothèse d'Arrhénius. Ce qui fut fait. D'ailleurs, c'est dans l'équipe de von Neuman et de l'ENIAC, que se constitue le groupe des premiers "réchauffistes" américains.

Leur activisme a été suffisamment toxique pour que, dès 1979, l'agence américaine de l'Energie qui s'occupait alors de la météorologie, confie à l'Académie des Sciences des Etats-Unis la mission de déterminer si la thèse du réchauffement planétaire causé par les émissions industrielles de CO2 était confirmée. Vous noterez ici que la lettre de mission ne pose pas une question scientifique. Elle pose une question éminemment politique à savoir si une thèse politique est scintifiquement confirmée. La thèse politique est celle de la décroissance qui consiste à écarter du développement humain le secteur industriel. La forme sous laquelle est exprimée cette thèse politique - alors mise en oeuvre par les Khmers Rouges au Cambodge - reste acceptable par tous les bons esprits : "Confirmez-vous la thèse du réchauffement planétaire causé par les émissions industrielles de CO2 ?"

Une telle question ne peut être une question scientifique. Elle s'analyse en trois points.

Le premier point de la question concerne une certaine thèse du réchauffement planétaire. Pour liinterrogateur, il s'agit même de LA thèse du réchauffement climatique. Et il suppose que la thèse du réchauffement planétaire est scientifiquement vraie. Or, aujopurd'hui encore une telle affirmation est totalement sans fondement. L'idée qu'une planète se réchauffe ou non n'a aucun sens, au moins à notre échelle. Certains endroits sont plus chauds, d'autres plus froids. Certains endroits emmagasinent plus d'énergie thermique, d'autres moins. Globalement, celà n'a aucun sens.

Le deuxième point de la question concerne la cause du réchauffement planétaire. Et il faut tenir pour vraie l'affirmation qu'un réchauffement planétaire, qui n'a aucun sens, est provoqué par "les émissions industrielles de CO2". Une telle affirmation est aujourdhui encore une erreur évidente ou à tout le moins une affirmation qui attend toujours sa démonstration. Il faut le matraquage et les mensonges éhontés de centaines d'institutions payées par les autorités pour obtenir des réponses inadmissibles scientifiquement.

Enfin le troisième point de la question réside dans la forme même de la question, éminemment douteuse : "Confirmez-vous ?" On ne demande pas aux scientifiques d'exercer leur expertise scientifique. On se borne, avec un mépris total pour la Science, de demander à des fonctionnaires d'Etat de dire qu'ils adhèrent à une thèse politique celle de l'origine industrielle du réchauffement climatique.

Pour répondre à la question, l'Académie des Sciences américaine désigna un groupe d'experts, presque tous fonctionnaires des Administrations publiques américaines, autour du météorologiste John Charney qui rendit un rapport connu sous le nom de Rapport Charney. Ce Rapport nous paraît capital dans l'histoire du "réchauffisme", parce qu'il répond encore à la question qui est aujourd'hui posée aux experts réchauffistes du monde entier (voir notre article La fable "réchauffiste" est inchangée depuis 1979).

La commission Charney avait deux réponses possibles :

  1. elle répondait par l'affirmative ; ou
  2. elle répondait par la négative.
Son problème aurait pu être de prévoir laquelle des deux réponses plairait au gouvernement des Etats-Unis qui lui posait la question. En réalité, la question avait été formulée par le groupe de pression auquel les experts prétendument indépendants de la commission Charney répondraient eux-mêmes. Ils ont "maladroitement" rédigés eux-mêmes la question à laquelle la Commission Charney allait répondre. Et ils ont peuplés cette Commission d'amis acquis à la thèse "réchauffiste", parce que ces scientifiques appartenaient eux-mêmes aux équipes qui avaient validée l'hypothèse d'Arrrhénius sur les premiers modèles informatiques.

Non seulement le Rapport Charney de 1979 répond par l'affirmative à la question de la responsabilité de l'industrie dans le réchauffement climatique, mais il incrimine directement le CO2 et chiffre à 2°C par siècle l'élévation de la température globale. Ce taux est toujours utilisé par exemple par le Grenelle de l'environnement alors qu'il date d'un document d'il y a trente ans alors même qu'on le dit toujours croissant.

Parmi les scientifiques, bien peu se permirent de mettre en cause le concept de climat planétaire, ni celui de température globale qui, pourtant, n'a strictement aucune validité scientifique. On peut juste citer Courtillot en 2005 en France. Très peu relevèrent que l'effet de serre était une image approchée qui, si elle pouvait être prise en 1780 par Saussure, en 1815 par Fourier puis en 1900 par Arrhénius dans un souci peut être pédagogique - et on leur fait peut être ici beaucoup d'honneur - ne correspond pas à la physique de l'atmosphère. Il ne sert à rien pour une modélisation réaliste de l'atmosphère. Tout le monde méconnu le rôle du Soleil et selon les auteurs les plus critiques comme Lindzen ou Spencer, les bilans énergétiques des modélisations prises en compte dans les rapports du GIEC sont faux. Même certains dignitaires de haut rang de l'organisation informelle qui oeuvre derrière le paravent du GIEC s'en sont émus - voir le mail paniqué de Trennberth révélé notamment par Steve McIntyre dans l'affaire des emails du CRU de East Anglia..

La grande aventure du GIEC

Le Giec commence juste après le rapport Charney et il est lancé à l'initiative d'un activiste, Maurice Strong, milliardaire propriétaire d'une secte à tendance écologiste. Cet individu, particulièrement peu recommandable, actuellement en fuite en Chine, était le Secrétaire général d'un Programme écologiste de l'ONU, programme toujours en cours et connu sous le sigle PNUE. La mission conférée au GIEC par le PNUE est typique de la stratégie d'infusion de la peur auprès des gouvernements des Etats membres des Nations-Unies et les contraint à mélanger leurs experts dans une sorte de lessiveuse, le GIEC. Le GIEC contraint les Etats souverains à se laisser inoculer la peur climatique aux dires d'experts. Ceux-ci sont alors littéralement lessivés par le processus de révision et d'édition des Rapports. Tous les éléments déviants sont impitoyablement éliminés. Parmi ceux-ci, on citera Lindzen, Lamb, Pielke, et tant d'autres.

Le mécanisme du GIEC est bien connu. A partir d'un Secrétariat basé à Genève et comprenant peut être une dizaine de personnes, il instaure artificiellement un consensus parmi les "scientifiques", consensus prétendument exprimé dans les Rapports périodiques. Le plus récent d'entre eux date de 2007. Le Secrétariat demande à des experts politiquement bien choisis de constituer des groupes de travail. Chaque groupe de travail exerce dans une spécialité de la science climatique et il est chargé de faire la recension des articles de tous genres en faveur de la thèse réchauffiste. Tous les autres articles, et surtout les articles scientifiques, sont impitoyablement éliminés et leurs auteurs vilipendés. Une fois la recension constituée, le groupe de travail rédige le chapitre du Rapport du GIEC qui lui a été confié. Etr l'ensemble est à nouveau contrôlé et révisé par une équipe resserrée de "réchauffistes" inconditionnels.

Il n'y a donc aucune chance que le moindre élément d'une thèse autre que celle de la thèse du réchauffement planétaire causé par les émissions industrielles de CO2, déjà confirmée en 1979 aux Etats-Unis, puisse passer à travers l'élimination lyssenkiste du GIEC.

Le rôle des médias dans l'instillation de la peur climatique

En fait, tout le monde sait parfaitement que la thèse réchauffiste est fausse depuis Arrhénius. Tout le monde sait aussi que la multiplication des erreurs n'a jamais permis de corriger une thèse fausse en thèse juste. Il existe donc des scientifiques qui se rebellent contre le triomphe de la thèse réchauffiste. Il est vital pour la Convention "réchauffiste" d'éliminer totalement et définitivement ces scientifiques.

Pour y parvenir, l'arme des médias a été essentielle. Il fallait s'emparer des comités de lecture des éditeurs d'articles scientifiques. Ce fut chose faite il y a déjà quelques quinze ans. Les avis divergents se raréfièrent dans l'édition scientifique. Comme les financements des équipes de recherche dépendent directement du nombre de publications dans les revues à comités de lecture ( la "fameuse" peer-reviewed litterature ...), les scientifiques se trouvent devant un dilemne :

  • ou bien ils rédigent des articles conformes à la thèse "réchauffiste" et ils obtiennent les financements avec lesquels ils se payent leurs salaires et financent leurs recherches ;
  • ou bien, il présentent des articles hétérodoxes, systématiquement refusés par les revues scientifiques et ils disparaissent en deux ans.
C'est la raison pour laquelle la plupart des scientifiques opposés à la thèse du réchauffisme global sont des retraités. En France, comme Courtillot (depuis peu) ou Allègre. Les rares scientifiques qui publient encore des travaux "non-réchauffistes" sont impitoyablement pourchassés par des recensions vengeresses. Des auteurs "réchauffistes" se spécialisent ainsi dans la dénonciation des travaux "hétérodoxes". Parmi ces auteurs, on peut citer l'américain Pierre-Humbert ou le français Bard.

Parmi les médias, l'Internet permet aux critiques du réchauffisme de mener une action d'avertissement de l'opinion. C'est l'un des très rare média encore un peu accessible. Mais, l'Internet est aussi occupé par les organisations "réchauffistes" qui comportent :

  • les universités et instituts étatiques de recherche comme le GISS ou le CRU ;
  • les ONGs écologistes comme WWF ou Greenpeace issues des gauchistes des années 60 ; et
  • des clubs d'ultras comme RealClimate qui est animé par des membres de la NASA, James Hansen et Gavin Schmidt, qui veulent influer sur leur employeur pour le contraindre à accélérer son implication réchauffiste.
Il est donc impossible aujourd'hui de se faire une opinion équilibrée et non partisane. Le problème des stratégies basées sur la peur, c'est qu'elles contraignent à un dilemme :
  • ou bien on adhère au mouvement que ses promoteurs veulent induire par la peur ;
  • ou bien on y résiste et on perd son énergie à dénoncer des erreurs évidentes.
C'est tout le drame de la climatologie contemporaine.

L'avenir du réchauffisme

Le problème du réchauffisme est d'avoir choisi deux paramètres erronnés pour asseoir la peur que le GIEC était chargé d'instiller à la fois auprès des gouvernements qui en sont membres et de l'opinion publique. Le premier paramètre est celui de la concentration de gaz carbonique CO2 dans l'atmosphère. Il faut se souvenir que le gaz carbonique est un constituant de l'atmosphère. Mais, il y est contenu à l'état de traces. Sa mesure est très possible dans un volume clos comme celui d'une éprouvette. Cette mesure remise globalement dans toute l'atmosphère est une incohérence. Ainsi l'estimait le météorologue Marcel Leroux qui écrivait en 2007 :

Pour 95%, l'effet de serre est dû à la vapeur d'eau. Le dioxyde de carbone, ou CO², ne représente, quant à lui, que 3,62% de l'effet de serre, soit 26 fois moins que la vapeur d'eau. La vapeur d'eau étant à presque 100% d'origine naturelle, comme la majeure partie des autres gaz émissifs (CO² et CH4 ou méthane), l'effet de serre est donc essentiellement un phénomène naturel. Seule une faible proportion (effet de serre dit anthropique) peut être attribuée aux activités humaines et cela pour une valeur totale de 0,28% de l'effet de serre total, dont 0,12% pour le seul CO², c'est-à-dire une proportion insignifiante, voire tout à fait négligeable.

Il est donc stupide de prétendre que les taux actuels n'ont jamais été aussi élevés depuis...650 000 ans selon la dernière affabulation. D'autant plus que les études paléoclimatiques n'ont révélé aucune relation entre le CO² et la température ! En résumé, aucune relation causale, physiquement fondée, prouvée et quantifiée, n'a été établie entre l'évolution de la température (hausse, mais aussi baisse) et la variation de l'effet de serre par le CO². A fortiori, aucune relation n'est démontrée entre les activités humaines et le climat : l'homme n'est en aucune façon responsable du changement climatique.

Source : NRH n°31, Juillet/août 2007, pp. 15-18 le 26/9/2007 La fable du réchauffement climatique

La même critique existe au sujet de la "température globale", qui n'est pas une température au sens thermodynamique du terme, mais un chiffre statistique obtenu par des moyennes ahurissantes sur des mesures hétérogènes. Ainsi, on additione des températures de l'eau de mer à des températures de l'air, des températures de jour et des températures de nuit, des températures prises en été d'un hémisphère et en hiver de l'autre, ... Complètement incohérent.

Si le rôle du CO2 ne peut pas aujourd'hui être changé - les "réchauffistes" ont fait trop d'efforts pour utiliser la confusion entre les intoxications au monoxyde de carbone avec le rôle naturel positif de la photosynthèse du CO2 - il est clair que ses jours sont comptés. D'autres gaz peuvent "avantageusement" prendre le relais dans le prétendu effet de serre d'origine anthropique. Les réchauffistes ont déjà évoqué le méthane et ils pourraient prendre les "sceptiques" à leur piège en réincorporant la vapeur d'eau dans la contribution de l'effet de serre au "réchauffement climatique" !

La thèse orthodoxe est de dire :

Physiquement, la temperature moyenne a la surface d'une planete resulte des echanges radiatifs qui dependent de l'ensoleillement, de l'albedo planetaire, et de l'effet de serre. C'est une variable pertinente vis-a-vis des echanges radiatifs. Au contraire, une temperature locale ou regionale au dessus des continents ne depend pas que du bilan radiatif local mais egalement des transports de chaleur par la circulation atmospherique.

Source : Groupe Bard - rapporté par Sylvestre Huet, journaliste à Libération
Cette thèse est purement réthorique. On appelle température globale un facteur intégrant qui permet de rendre intégrable une certaine équation de bilan radiatif sur la surface d'une planète. Mais, il n'en résulte pas que la températue globale moyenne, telle qu'elle est compilée soit une telle température radiative. Elle est même exactement le contraire.

Il est par contre très probable que la température globale moyenne vive ses derniers jours. Plusieurs auteurs "réchauffistes", comme Le Treut, ont déjà fait part de leur "agacement" que les agences officielles ne soient pas capables de calculer une température globale en accord avec le réchauffement prévu par les modèles informatiques. Un auteur américain extrêment important dans le "réchauffisme", Trennberth, a déjà souligné que les bilans énergétiques utilisés par les "réchauffistes" sont dramatiquement faux. Il manque de l'énergie. Il est donc probable que les "réchauffistes" vont inventer un nouvel index de réchauffement climatique, probablement basé sur des estimations d'énergies échangées entre les grands systèmes terrestres, pour faire coller les observations et les modèles dans le sens du réchauffement global.

Le débat du "réchauffisme anthropique global" est incompréhensible ...

Beaucoup de gens simples, ou de gens qui ne veulent pas passer trop de temps sur cette question, trouvent que le débat du "réchauffisme anthropique global" est incompréhensible ... "Pourquoi le "réchauffisme" serait-il faux ?". Il ne peut pas être "faux" parce qu'il est l'objet d'un consensus universel des scientifiques. Et ce consensus est affrimé par les médias qui ont toujours raison.

Ceux donc qui ne participent pas à ce consensus ne sont simplement pas des scientifiques.

La chose est donc simple. Les gens sont naturellement crédules pour les choses qui ne les touchent pas de trop près. Mais ils sont fortement convaincus dès lors que la chose leur fait peur. Au début, le réchauffement climatique de 0,8°C par décennie leur paraît faible. Ils admettent donc la thèse du "réchauffement global anthropique". Puis, les films de Al Gore, Hulot ou Artus-Bertrand leur montrant des catastrophes, ils se mettent à avoir peur. La stratégie réchauffiste a remporté la victoire.

Pour les "réchauffistes", il est indifférent qu'ils aient scientifiquement tort ...

Qu'importe à un expert "réchauffiste" comme Pachauri ou Le Treut qu'il ait tort scientifiquement. Les "réchauffistes" s'en moquent absolument. Ce n'est pas que la Terre se réchauffe ou se refroidise qui leur importe. C'est que les humains obéissent globalement à une stratégie déterminée. C'est le rêve de tout expert de parvenir à contrôler les actions politiques. A la limite à la solde de n'importe qui.

Les objectifs stratégiques du "réchauffisme"

La grande question ne nous semble pas être celle de savoir sila température "globale" monte ou descend. Elle est fausse et prétendre qu'elle descend parce qu'elle ne monte plus ne la corrigera pas. La grande question est celle de savoir quel est l"objectif stratégique recherché par les "réchauffistes".

Je ferais une première remarque. Tout d'abord, les "réchauffistes" présentent principalement un profil politique bien caractérisé. Ce sont en général des gauchistes ou, à tout le moins, des marxistes ou des héritiers du marxisme. Leurs adversaires "sceptiques" sont plutôt des conservateurs, des gens de "droite". A ces gens de droite viscéralement opposés à la "révolution" s'ajoutent de vrais scientifique qui eux, pourtant auraient plutôt la fibre gauchiste. Ainsi, les deux scientifiques français les plus connus du scepticisme climatique, Claude Allègre et Voncent Courtillot sont des socialistes plutôt issus des milieus de la "révolution gauchiste". Mais, si on veut faire un portrait de l'opinion publique sur le sujet du "réchauffisme", on pourra dire que l'opinon "réchauffiste" est plutôt gauchiste et opportuniste, tandis que l'opinion publique "sceptique" est plutôt de droite et scientifique.

A la suite d'autres auteurs, comme J.M. Bélouve déjà cité, il faut ensuite replacer le "réchauffisme" dans un cadre historique plus vaste : celui du mondialisme illustré dès les années 60 par la Conférence du Club de Rome. Le thème essentiel de cette composante historique de la mondialisation est celui de la décroissance, suite naturelle de la croissance zéro annoncée par le rapport Mansholt. Existe t'il une organisation qui mènerait la mondialisation ?

Certains qui se souviennent des histoires de droite d'avant-guerre, habillent cette question avec l'existence d'un complot. Mais, c'est une idée étrange qui resurgit des profondeurs d'un temps passé où cette frange politique considérait être au pouvoir. Et en effet, ce qui ne lui plaisait pas alors était l'effet d'un complot que la frange politique actuelle nommée ici avait autrefois le pouvoir de pourchasser comme un "crime complotiste", contre l'Etat, la République ou la Couronne ... On a ainsi vu fleurir des accusations de complots dans les prisons de la Convention, contre la personne du Roi sous la Restauration et ainsi de suite.

Mais, la frange politique actuelle qui évoque un complot ne s'est pas aperçue qu'elle n'était plus au pouvoir. Ce qui ne lui plait pas n'est en rien un complot. Il est donc inutile de rechercher des complots quand on n'est pas d'accord avec les choses d'aujourd'hui et qu'on n'a pas le pouvoir !

Ce qui est notable aujourd'hui est l'émergence d'une classe, d'une caste, de gens qui sont très peu soumis à la nation qui les a vu naître. Souvent américains, mais de nombreux Européens parviennent à rejoindre leur cohorte, ils peuvent même servir les intérêts hégémoniques des Etats-Unis. Mais, en réalité, ils appartiennent à une sociologie bien déterminée qui comporte :

  • des propriétaires d'entreprises industrielles, bancaires ou commerciales ;
  • de hauts fonctionnaires d'Etat ou d'organisations internationales ;
  • des intellectuels, écrivains ou artistes, journalistes ou scientifiques ; et
  • des hommes politiques nationaux qui ont compris que leur avenir ne pouvait plus s'attacher au peuple de la démocratie dont ils sont issus et qui viennent chercher fortune "là haut".
Pour eux, nous autres qui n'en sommes pas, nous sommes "en bas".

Les membres de cette caste se reconnaissent entre eux par leur train de vie, les hôtels, les habitations qu'ils fréquentent, leur mode de transport, leur habillement. Pas de formulaire d'inscription, pas de parrainage. Ce sont leurs actes qui les jugent. SI leurs actes sont conformes à ceux de la caste, ils en sont. Aucun complot.

La caste ainsi formée constitue une bourgeoisie mondialisée. Elle se reconnaît souvent parce que ses membres disposent de deux adresses : l'une dans un pays et l'autre dans un autre. Souvent, ce nombre est bien supérieur à deux. Il en résulte que les membres de cette caste voyagent beaucoup. Les représentants de commerce voyagent beaucoup, mais eux, c'est différent. Ils n'en sont pas. Ils n'en seront jamais.

Bien.

Revenons au thème de la décroissance. Pour les tenants de cette thèse, le "monde" est onscrit dans une course folle à la consommation. Or, "notre planète" à des ressources finies. Il faut donc la protéger pour que ses ressources nous soient profitables. Particulièrement, deux mouvements sont naturels à cette observation. Le premier mouvement est celui de la limitation des populations, le second est celui de la réduction de la production.

La conjonction de ces deux mouvements permettra d'assurer la sauvegarde de "notre planète" au bénéfice de la bourgeoisie mondialisée.

C'est bien entendu l'idéologie de base des travaux du Club de Rome, mais aussi celle de tous les mouvements qui gravitent autour de l'Organisation des Nations-Unis. Un nombre incroyable de clubs, de sociétés de pensée, de think tanks, ... Forum de Davos, Bilderberg, CFR, Tricontinental, Société du Mont Pélerin, Open Society, ....Particulièrement, les mouvements écologistes sont maintenus en vie par ces sociétés de pensée.

Si on fait le détail des grands mouvements mondiaux qui utilisent la stratégie de la peur, leurs objectifs stratégiques communs se rattachent ou bien à la réduction de la population ou bien à la réduction de la production économique. On voit ainsi que le "réchauffisme" se pose l'objectif stratégique de la réduction de la production économique. Pourquoi ?

Ainsi qu'on l'a défini plus haut, la thèse "réchauffiste" est essentiellement celle de l'annonce d'une catastrophe planétaire provoquée par la production qualifiée d'excessive de CO2 par l'industrie humaine. Or, les "réchauffistes" ne se sont pas bornés à éditer de pesants rapports fussent-ils quinquenaux. Ils ont aussi entre chaque Rapport périodique organisées des Conférences internationales en vue de réduire l'effet de serre nuisible, donc la quantité des émissions de CO2. On a ainsi les Conférences de Kyoto, Copenhague, Cancun, ... tellement nombreuses qu'on les oublie dans l'opinion publique.

Pourtant leur objectif est clair et constant : obliger les Etats nationaux à prendre des mesures autoritaires de nature à réduire la production industrielle. En effet, la production industrielle est réalisée essnetiellement par des activités qui dégagent du dioxyde de carbone, principalement par combustion de matières carbonées, charbon, pétrole. Réduire les quantités produites par l'industrie humaine c'est évidemment réduire la quantité de CO2 rejetée dans l'atmosphère. De ce fait, c'est réduire la contribution de l'homme à l'effet de serre et "sauvegarde le futur de la planète" ... au seul bénéfice de la bourgeoisie mondialisée.

On a vu ainsi exploser le nombre d'entreprises de consultants, dont le capital appartient généralement à de hauts fonctionnaires qui ont participé aux négociations climatiques, et qui vendent très cher aux industriels des prestations d'estimation de l'empreinte carbone, c'est-à-dire de la quantité équivalente de CO2 que leur activité rejette en permanence dans l'atmosphère. Sur la base de telles "estimations" complètement farfelues, mais incontestables, puisque le "réchauffement climatique" est incontestable, les entreprises sont obligées de réduire leur empreinte carbone. Elles réduisent donc leur production ou leur capacité de production ce qui participe à l'appauvrissement de l'économie locale.

Progressivement se mettent en place des législations qui pénalisent les entreprises qui rejettent certaines quantités de CO2 ou d'équivalent CO2. La pénalisation ressort de trois méthodes :

  1. le réglement d'une amende, proportionnelle à l'excès du bilan "carbone" par rapport à des objectifs fixés par l'Etat, l'amende étant versée au Trésor Public de l'Etat taxateur - il est probable qu'une partie de moins en moins négligeable sera prélevée par des organisations mondiales ;
  2. la recherche de procédés plus économiques en émission carbione pour réaliser la production de l'entreprise ; et
  3. la réduction dans l'Etat considéré de la production qui serait responsable de la pénalité perçue par l'Etat.
Toutes ces mesures contraignent l'entreprise :
  • ou bien à réduire ses activités dans l'Etat considéré ;
  • ou bien à assumer un surcoût pour obtenir un processus productif moins générateur de rejets de CO2 ou équivalent.
Dans tous les cas, il s'agit d'une réduction de la production à coût fixe. Une solution apparaît dès que l'entreprise parvient à une certaine taille : la délocalisation dans un Etat favorable à la production industrielle. Mais, de toutes façons, les emplois dans l'Etat anti-industriel se réduisent. C'est exactement la situation de la France qui n'a même pas encore mise en place une véritable politique de réduction des quotas carbonés, sauf dans quelques secteurs comme les cimenteries.

Nous passerons pudiquement sous silence la farce des bourses "carboniques" qui trafiquent - ou ont trafiquées avant leur faillite - de prétendus droits de tirage au bénéfice de certains membres de la bourgeoisie mondialisée comme l'américain Al Gore, l'indien Pachauri ou le canadien Strong.

L'ensemble de ces mesures vise un objectif très clair, très clairement annoncé, de réduction de la production. Les revenus du travail se réduisent nécessairement, tandis que les prix se relèvent. Il en résulte automatiquement un ajustement de la démographie qui tend à se réduire ou bien parce que les gens meurent plus vite ou bien parce que le remplacement générationnel n'est plus assuré par pauvreté.

Et on voit ainsi le scénario que vise à mettre en place avec d'autres, le mouvement du réchauffement climatique d'origine anthropique. Celui de la décroissance économique au profit de la caste mondialisée au détriment des peuples.

Certains s'en émeuvent. Les autres ont peur. Dira t'on, comme de la peste dont l'on parlait tant, que tous en moururent ?


Revue THOMAS (c) (2011)