Marcel Leroux, un météorologue critique de la science obligatoire
Philippe Brindet
13 février 2009


Marcel Leroux, météorologue qui avait développé le concept d'anticyclone AMP est décédé le 12 Août 2008 à Marseille, dans l'assourdissant silence des médias [1].

Dans un interview du 25 septembe 2007, disponible sur les sites de partage vidéo [2], Marcel Leroux était très clair.

Tout d'abord, le changement climatique est une notion "piégée" par des gens qui ont un objectif caché. Parce que le climat a toujours changé et changera toujours. De plus, il n'y a pas de changement "global". Le réchauffement global n'a aucun sens. Ajouter la température d'une région qui se réchauffe avec celle d'une autre région qui se refroidit ne fournit pas l'indication d'une tepérature globale qui pourrait augmenter ou diminuer. Leroux est parfaitement clair : "on ajoute des torchons et des serviettes et on mélange tout.

Ensuite, incriminer à un effet de serre le réchauffement prétendu est une fafulerie. Les causes des variations de température sont clairement identifées par la climatologie régulière. Ce sont la position astronomique établie par les paramètres de Milancovic, la variabilité de l'activité solaire, le géomagnétisme, le rayonnement cosmique et le volcanisme sont les plus importantes.

L'incrimination du CO2 comme cause de réchauffement est une "nouveauté" sans fondement. D'abord, le principal gaz à effet de serre n'est pas le gaz carbonique mais la vapeur d'eau, qui entre dans l'"effet de serre" à 95 % ! Alors le gaz carbonique ne peut pas être la cause de la variabilité que le GIEC prétend déceler.

Mais Marcel Leroux souligne que le taux de CO2 bouge à cause d'une élévation de température, et ceci avec une latence de 800 à 4000 ans. Ce n'est pas le contraire. Les propagandistes du GIEC prennent l'effet pour la cause et c'est scientifiquement dramatique. Ils ne sont pas des scientifiques compétents en climatologie.

Il résulte de tout cela que le climat ne sera sûrement pas ce que nous annonce le GIEC. Il est donc de la plus haute importance non pas d'influencer le climat futur en réduisant nos émissions de CO2 qui n'ont AUCUN rôle sur le réchauffement climatique comme l'impose le GIEC et les écologistes politiques, mais au contraire de déterminer comment adapter nos sociétés humaines aux futures évolutions climatiques.

Marcel Leroux enseigne ensuite que la prévision climatique régulière ne peut actuellement dépasser quelques jours. Il lui apparaît donc que les scénarios du GIEC sont réellement farfelus. Une prévision climatique ne peut se baser que sur les relevés satellites et les radiosondages. Il note qu'un paramètre extrêmement connu de modification climatique est systématiquement ignoré par le GIEC et c'est la pression atmosphérique. Par exemple, Marcel Leroux a montré que sur la région méditérannéenne, la pression atmosphérique est souvent plus élevée aujourd'hui qu'autrefois et ceci corrobore le constat d'un réchauffement climatique dans cette région.

Marcel Leroux note aussi dans cet interview que personne au GIEC n'a été capable de montrer une corrélation entre la concentration en CO2 et la marche des perturbations qui sont la forme la plus imporante de la variabilité climatique. Ainsi, dans le pourtour méditérrannéen, les périodes de perturbations s'allongent en se renforçant et leur espacement hivernal s'accroît. Il n'y a aucun lien avec la concentation en CO2. Plus encore, les concentrations annoncées comme catastrophiques, aujourd'hui de l'ordre de 380 ppm, sont en réalité extrêmement faibles et leur augmentation par à un facteur 5 ne conduirait pas la planète vers une catastrophe, mais à une amélioration bienvenue des performances des espèces végétales.

On note à ce propos que le GIEC laisse subsister dans le public une confusion entre le gaz carbonique CO2 et le monoxyde de carbone CO, qui lui est extrêmement toxique pour les humains.

Plusieurs études de Marcel Leroux sont accessibles sur Internet [3]. Il a écrit plusieurs livres [4] très accessibles mais qui remuent doucement les scientifiques non acquis à la folie écologiste et environnementaliste.

On note que les sbires du GIEC ont réussi à éliminer Claude Allègre du paysage médiatique, alors que ce géophysicien, ancien Ministre, démontrait avec brio et un sérieux imposant dans le public, que le GIEC trompait tout le monde, et ils sont en train de lyncher Vincent Courtillot, géophysicien qui met en cause avec ses amis, les conclusions du GIEC.

En réalité, le GIEC est contrôlé par un groupe d'activistes qui détiennent les clés de budgets énormes. ces activistes sont acquis à la cause écologiste selon laquelle, et c'est le retour du vieux cauchemard nazi, il faut éliminer les populations écologiquement déviantes, par exemple ici celles qui produisent le plus de gaz carbonique ! Leur idéologie du réchauffement climatique, qui ne se fonde sur aucune mesure scientifique sérieuse et méconnaît la plupart des phénomènes importants pour le changement climatique, comme l'effet de serre de la vapeur d'eau ! les conduit à s'imposer devant la démocratie dans le monde politique sans que personne ne résiste de manière significative.

Notes

[1] Nous apprenons la nouvelle du site "Objectif Liberté" de Vincent Bénard, économiste libéral qui ne s'est pas laissé "possédé" par les climatistes du GIEC.

[2] Voir cet extrait de 19' 23".

[3] Son ancienne université maintient encore le souvenir de quelques uns de ses travaux les plus récents.

[4] Global Warming: Myth Or Reality : the Erring Ways of Climatology?, Marcel Leroux - 2005 - 509 pages Et aussi : Marcel Leroux. La dynamique du temps et du climat. Paris, éd. Dunod, 2000, 365 p